L’iPhone 5c, parfois critiqué pour son insuccès, ne serait qu’un cheval de Troie destiné à attirer le consommateur vers l’iPhone 5s… selon une étude du Consumer Intelligence Research Partners.

iPhone 5s et 5c

Trop cher, trop coloré, trop bas de gamme,… les critiques fusent autour de l’iPhone 5c qui n’est rien d’autre qu’un iPhone 5 rhabillé de plastique. Pourtant, le moins cher des iPhone a peut-être un rôle caché dans la stratégie marketing d’Apple. Un rôle qu’il honorerait parfaitement selon les observations du Consumer Intelligence Research.

Fin septembre 2013, avec 9 millions d’appareils vendus durant le week end de lancement, l’iPhone bat un nouveau record. Pourtant, en novembre 2013, un mois après l’annonce de ces chiffres, Apple modifie sensiblement ses plans commerciaux. L’iPhone 5c, en surproduction, doit libérer plusieurs lignes de production au bénéfice d’un iPhone 5s bien plus demandé malgré un tarif supérieur de 100 euros. Mauvais ajustement ? Accident industriel ? Les critiques fusent à ce moment : trop cheap, trop cher, mal positionné, trop plastifié, trop coloré,… Normal que l’iPhone 5c ne s’écoule pas comme prévu. A l’approche de Noël, certains opérateurs bradent même le smartphone de « moyenne de gamme » d’Apple.

Personne n’a de chiffre ! Il n’est pas possible de savoir si l’iPhone 5c est un flop (relatif cependant). On apprend seulement qu’il se vendrait 3 iPhone 5s pour 1 iPhone 5c. Le Consumer Intelligence Research s’est penché sur le phénomène et révèle aujourd’hui que l’iPhone 5c a peut-être une mission sournoise : attirer le chaland et le pousser vers le 5s, plus cher mais aussi plus lucratif pour la Pomme…

iPhone 5c, un flop ? Chez les opérateurs américains, les iPhone 5s et 5c sont toujours dans le Top 3 des meilleures ventes

iPhone 5c, un flop ? Chez les opérateurs américains, les iPhone 5s et 5c sont toujours dans le Top 3 des meilleures ventes

Le Consumer Intelligence Research Partners a surveillé 500 acquéreurs d’iPhone entre octobre et décembre 2013. Cette observation révèle que l’iPhone 5c a une part de marché inférieure à celle de l’iPhone 4s l’année dernière à la même période. Ces deux modèles représentant chacun le mobile moyenne gamme d’Apple à leur époque respective. En même temps, la part de marché de l’iPhone 5s est plus importante que celle de l’iPhone 5 quand ce dernier jouait encore le rôle de flag ship de l’Apple Store . Que ce soit le fruit du « hasard » ou celui d’une stratégie marketing bien huilée, il semble bien que les amateurs d’iPhone soient près à payer une centaine d’euros supplémentaire pour pouvoir bénéficier d’avantages technologiques et esthétiques importants. L’aluminium, un meilleur processeur, le Touch ID,… sont en effet à 100 euros d’un iPhone 5c bien moins sophistiqué !

En conclusion, s’il est encore impossible de connaitre la part de nouveaux adeptes que l’iPhone 5c a réussi à capter, l’observation du CIRP révèlerait une augmentation du prix moyen dépensé pour un iPhone. Les auteurs de l’étude sont convaincus que si Apple avait gardé l’iphone 5 comme modèle de moyenne gamme, ce dernier aurait eu plus de succès que l’iPhone 5c… au détriment de l’iPhone 5s ! L’iPhone 5c semble avoir été étudié pour forcer l’achat du 5s affirme Josh Lowitz, analyste au Consumer Intelligence Research.

Si vous ne croyez pas à cette théorie aussi sophistiquée que risquée, je vous encourage à lire un ouvrage passionnant intitulé « Petit traité de manipulation à l’usage des honnête gens » de Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois. Vous y découvrirez que les techniques qui consistent à attirer un consommateur vers un produit pour le diriger ensuite vers un autre est théorisée et pratiquée depuis plusieurs années…

couverture Petit traité de manipulation à l'usage des honnêtes gens