Encore en procès pour plusieurs semaines, Apple et Samsung accueillent un nouveau « camarade de jeu » : Google…

Apple-vs-Samsung

On s’y attendait ! Alors qu’Apple et Samsung se déchirent autour de brevets logiciels, Google passe à la barre du tribunal californien. Toute la partie soft des appareils du Coréen reposant sur Android, c’est en effet Google qui serait indirectement visé par les attaques judiciaires de Cupertino.

Hiroshi Lockheimer, Vice-Président de l’ingénierie chez Android, passe à la barre et doit prouver que les fonctions dont Apple affirme la paternité ont en réalité été inventées dans les laboratoires d’Android avant que la Pomme ne les intègre à son iPhone premier du nom. Les arguments de sa longue intervention sont clairs : Android n’a jamais copié Apple, ses ingénieurs ayant toujours tenté d’offrir une solution différente de celle d’iOS. « On tenait à nos propres idées. On tenait à notre propre identité (…) Nous étions passionnés par ce que nous faisions et tenions à développer nos propres idées. »

D’autres témoins de chez Google sont attendus. Car Samsung, qu’Apple considère comme responsable en tant que plus gros pourvoyeur mondial d’appareils Android, ne tient pas à endosser l’ensemble des accusations. Une fonction comme la détection de données spécifiques au sein d’un message par exemple est du ressort du système d’exploitation et non de l’appareil, selon le géant coréen. Ainsi, tous les brevets incriminés, en-dehors du « Glisser pour déverrouiller » tomberaient sous la responsabilité d’Android !

Quand une date se transforme automatiquement en lien dans un message…

Une fonction volée par Samsung selon Cupertino.

une date se transforme en lien dans un message (1)

Racheté en 2005 par Google, le projet Android n’a véritablement été boosté par le géant de Mountain View qu’en 2006 quand Hiroshi Lockheimer est arrivé. L’homme déclare y avoir constaté une ambiance start-up, une trentaines d’ingénieurs seulement s’y affairant. C’est dans les mois et années suivantes que le projet est monté en puissance pour atteindre aujourd’hui 600 ou 700 employés. Selon le Vice-Président de l’ingénierie, c’est en 2005 et 2006 (1 an au moins avant la sortie de l’iPhone) que la plupart des fonctions attaquées par Apple ont été développées par Android. On apprend incidemment qu’Android premier du nom ne comptait pas de fonctions tactiles !

Ce n’est évidemment pas avec des déclarations d’intention que Google réussira à retourner la situation en sa faveur. La suite du procès promet donc d’être riche en révélations. Samsung y a en tout cas intérêt ! Apple réclame plus de 2 milliards de dollars de dommages et intérêts ! Selon Cupertino, le géant coréen n’aurait en effet jamais vendu la totalité des 37 millions d’appareils qui sont au centre de l’affaire s’ils n’avaient pas offert des fonctions volées à l’iPhone…