Pouvoir réaliser la mise au point d’une photo après l’avoir prise grâce à l’intégration d’un dispositif lenticulaire. Voilà l’objet du brevet qu’Apple vient d’obtenir auprès de l »U.S. Patent and Trademark Office. Une fonctionnalité qui rappelle celle du Lytro, premier appareil photo à l’avoir rendue possible.

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Les brevets Apple se suivent mais ne se ressemblent pas. Après la révélation il y a quelques heures d’un brevet autours du potentiel du Touch ID, c’est au tour de l’appareil photo de l’iPhone de montrer à quoi pourrait bien ressembler l’avenir. Le Brevet No. 8,593,564 explique en effet comment Apple réfléchit à intégrer au cœur de son capteur photo un petit appendice qui permettrait de réaliser la mise au point d’une photo… après l’avoir prise. Pour cela, il faut que la photo soit nette sur toute la profondeur de champ, un écueil technique brillamment contourné par l’appareil photo dit plénoptique de Lytro disponible lui à la vente pour 299 dollars.

Si Apple semble utiliser le même genre d’astuce technique, son brevet porte aussi sur sa mise en œuvre, différente pour l’iPhone. Le système prend en effet la forme d’un appendice mobile qui vient s’aligner entre les lentilles et le capteur optique (cf. schéma ci-dessous). Ce petit module est donc capable de se retirer pour une prise de vue plus classique. Si cette dernière bénéficie de toutes les capacités du capteur (haute résolution), ce n’est pas le cas de la prise de vue type « Lytro » qui devra se contenter d’une image « basse résolution ». Une contrainte qui effraie un peu quand on constate le résultat assez moyen des images réalisées avec un Lytro…

Brevet photo plénoptique iPhone

Le module (pièce 440) vient se glisser entre les lentilles et la capteur. La prise de vue est alors réalisée en basse résolution

Enfin, rien ne dit que la possibilité de faire la mise au point des photos après la prise vue fera partie de la panoplie du prochain iPhone. On parle ici d’un brevet comme les milliers d’autres qu’Apple dépose chaque année soit pour les intégrer dans ses prototypes, soit pour empêcher ses concurrents de s’approprier les technos qu’ils protègent.