C’est en substance le sentiments d’analystes de Wall Street qui voient dans l’alliance d’Apple et IBM le relais de croissance dont l’iPad a tellement besoin.

iPad au bureau

Les excellents chiffres trimestriels présentés par Apple cette semaine ne cachaient pas quelques contre-performances du côté de l’iPad. Les ventes de la tablette Pommée épousent une pente descendante depuis 3 trimestres maintenant. Au second trimestre fiscal 2014, l’iPad accusait une baisse des ventes de 16 % par rapport au même trimestre en 2013. Au troisième trimestre, cette baisse était de 9,2 % (par rapport au Q3 fiscal 2013). En cette fin d’année fiscale, l’iPad accuse une nouvelle chute des ventes : -13 % par rapport au Q4 fiscal 2013 !

Les analystes de Wall Street se veulent néanmoins confiants. Selon Sundeep Bajikar, analyste chez Jeffries : « Le partenariat avec IBM va faire progresser l’adoption d’iOS grâce à la fourniture d’applications sectorielles. Nous estimons que iOS pourrait viser 42 millions de nouveaux utilisateurs sur les marchés verticaux suivants aux Etats-Unis : distribution, santé, banque, voyage, transport, assurance et télécommunications. »

L’accord passé entre Apple et IBM serait ainsi capable de sortir l’iPad d’une ornière générée par un marché quelque peu saturé, une concurrence désormais à la hauteur et un cycle de renouvellement bien plus long que pour un smartphone. On peut en effet imaginer que la puissance commerciale d’IBM et la tendance du BYOD (Bring Your Own Device) saura imposer les applications iOS professionnelles en cours de déploiement chez les clients de Big Blue. D’autant qu’à l’effet de cet accord IBM/Apple s’ajoute l’arrivée récente de la suite Office sur iOS. Encore incontournables en milieu professionnel, les Word, Excel et Powerpoint ne sont plus l’apanage des Surface de Microsoft.

Office - Excel sur iPad

 

Avec l’iPad Air 2, un troisième argument vient jouer en faveur d’Apple. Le Touch ID, désormais implanté dans le bouton Home de l’iPad, répond à un besoin toujours plus grand en entreprise : la sécurisation des données.

Rendez-vous est donc pris en avril 2015 pour voir si l’effet IBM joue un rôle dans l’avenir de l’iPad. Si tout se passe sans accroc, on pourra compter sur Tim Cook pour nous en toucher quelques mots dès janvier 2015 mais les chiffres bruts seront à cette période déformés par des fêtes de fin d’année qui font en général la part belle à l’iPad, tous formats confondus.